Dans une approche sensible à l’espace, mes installations vidéo proposent une sorte de surimpression sur lui-même du lieu qu’elles investissent. La coprésence  de la projection « en lieu réel », déjoue le caractère univoque et unifié du « présent », dans les deux sens du mot, temporel et spatial. L’accumulation ininterrompue de plusieurs images dans une même image spatialisée, l’ambiguïté de leur temporalité et de leur provenance, forme une expérience complexifiée du lieu où la présence n’a plus cette même immédiateté.  Par les qualités spécifiques à la projection vidéo, je cherche à donner forme au temps dans son épaisseur.